Et si on arrêtait de se haïr pour nos défauts ?

Et si on arrêtait de se haïr pour nos défauts ?
Le narcissisme, les blessures et cette injonction à être parfait qui nous pourrit la vie

L’intro qui fait tilt

Tu te reconnaîtras peut-être dans cette scène : tu es en train de discuter avec un proche, et soudain, tu réalises que tu as encore ramené la conversation à toi. Ou pire, tu as encore minimisé ce qu’il/elle ressentait, sans vraiment t’en rendre compte. Et là, une petite voix te murmure :  » je suis en train de faire du narcissisme sans le vouloir… »

Ou alors, c’est l’inverse : tu as l’impression que lui/elle ne pense qu’à sa petite personne, et ça te rend dingue. « Mais pourquoi il/elle ne voit pas à quel point c’est égoïste, ce comportement ?! »

En réalité : Ce n’est ni de la méchanceté, ni de l’incompétence émotionnelle. C’est juste la façon dont on se protège quand on a trop mal. Et si, au lieu de juger (toi ou les autres), on essayait de comprendre ?

1. On est tous un peu Narcisse (et c’est humain)

Le mythe revisité : Narcisse, ce pauvre gars

On nous a toujours présenté Narcisse comme le symbole ultime de l’ego démesuré. Mais si on creuse un peu, son histoire est bien plus tragique que moralisatrice.

Narcisse, c’est un mec qui a été abandonné dès sa naissance par sa mère, une nymphe, et négligé par son père, un dieu. Résultat : il grandit en se disant que personne ne pourrait jamais l’aimer pour de vrai. Alors, quand Écho, une nymphe qui l’aime sincèrement, essaie de l’approcher, il la repousse. Pas par mépris, mais par peur. Peur de se faire avoir, peur de souffrir, peur de ne pas être à la hauteur.

Et son reflet dans l’eau ? Ce n’est pas une preuve de vanité, mais la seule chose qui ne le juge pas. Il s’y noit parce qu’il ne sait pas comment s’en sortir.

Morale de l’histoire : Narcisse ne s’aime pas. Il se fuit. Et on est tous un peu comme lui.

Et toi ?
Est-ce que tu te reconnais dans cette peur de ne pas être aimable tel(le) que tu es ? Est-ce que tu as déjà préféré te taire ou faire semblant plutôt que de risquer le rejet ?

Notre époque, une machine à fabriquer des Narcisse

Aujourd’hui, on ne nous dit plus « Sois parfait comme à l’image Dieu », mais on nous martèle :

  • « Sois productif(ve) H24 » (merci, le capitalisme).

  • « Sois beau/belle, jeune et en forme » (merci, les filtres et les influenceurs).

  • « Sois heureux(se), sinon t’es un(e) looser » (merci, les coachs en développement perso).

Résultat : On passe notre vie à courir après une version idéalisée de nous-mêmes. Et quand on n’y arrive pas (personne n’y arrive), on a deux options :

  1. Se détester (« Je suis nul(le) »).

  2. Se mentir (« Je suis parfait(e), c’est les autres le problème »).

Devineras-tu laquelle de ces deux options mène au narcissisme ?

Le piège : Plus on nie nos failles, plus elles nous contrôlent. Et plus on exige des autres ce qu’on n’arrive pas à se donner à soi-même.

2. Le narcissisme, ou l’art de se protéger (mal)

C’est pas un défaut, c’est un bouclier

Imagine un gamin qui se fait crier dessus ou qu’il reçois des remarques « j’aime pas quand tu pleures » ou  » plure tu pisseras moins » chaque fois qu’il pleure. Un jour, il décide : « OK, je ne pleurerai plus jamais. » Et il devient un adulte qui ne montre jamais ses émotions. Il continu de pleurer, mais dans le noir, quand personne ne le voit.

Est-ce qu’il est « narcissique » ? Non. Il survit.

Le narcissisme, c’est ça : une armure. Une façon de se dire :

  • « Si je suis le/la meilleur(e), personne ne pourra me blesser. »

  • « Si je contrôle tout, je n’aurai jamais à affronter l’imprévu (et donc ma peur). »

  • « Si je minimise les autres, je me sens moins nul(le). »

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Pourquoi un seul sur deux s’engage ?

Dans un couple, il arrive souvent qu’un seul des deux partenaires cherche activement à améliorer la situation, à évoluer ou à s’investir davantage. Cette asymétrie peut sembler injuste ou frustrante, mais elle révèle en réalité une étape nécessaire dans la dynamique relationnelle.

Pourquoi cette différence d’engagement ?

Parce que l’équilibre commence par un travail individuel sur soi-même.

1. L’équilibre des polarités : un travail personnel avant tout


Pour qu’un couple fonctionne harmonieusement, chaque partenaire doit d’abord équilibrer ses propres énergies : son masculin et son féminin intérieurs, ses ombres et ses lumières. Sans cet équilibre, la relation devient un miroir déformant de nos propres déséquilibres.

Exemple : Imaginez un couple où l’un des partenaires, disons Claire, a déjà travaillé sur sa capacité à exprimer ses besoins (féminin réceptif) et à poser des limites (masculin actif). Elle est prête à communiquer ouvertement et à écouter. Son partenaire, Thomas, en revanche, n’a pas encore exploré ses propres émotions. Il reste dans l’évitement ou la rationalisation. Claire peut se sentir seule dans ses efforts, car Thomas n’est pas encore prêt à s’engager dans cette danse. L’engagement de Claire est un appel à Thomas pour qu’il entame, à son tour, son propre travail intérieur.

2. La loi de l’échange : donner et recevoir en conscience
Une relation saine repose sur un échange équilibré entre donner et recevoir. Si l’un donne sans que l’autre ne soit prêt à recevoir (ou à donner en retour), cela crée un déséquilibre, voire une dépendance.

Exemple : Prenons Sophie et Marc. Sophie est très investie dans la relation : elle organise des moments en couple, exprime ses sentiments et cherche à résoudre les conflits. Marc, lui, reçoit ces efforts avec passivité, sans s’investir en retour. Sophie finit par se sentir épuisée, car elle donne sans que Marc ne « réponde » à ses avances émotionnelles.

Citation : « On ne peut pas répondre à une question qui n’a pas été posée. » Krishnamurti (philosophe, sur la nécessité de la conscience dans les relations) .

Ici, le déséquilibre vient du fait que Marc n’a pas encore appris à recevoir activement (ex. : exprimer sa gratitude, initier des gestes à son tour). L’engagement de Sophie est une invitation pour Marc à s’ouvrir à son tour.


3. Le miroir de l’autre : nos blessures en réflexion
L’autre reflète souvent nos propres blessures ou attentes inconscientes. Si un seul cherche à changer, c’est peut-être parce qu’il a pris conscience de ses propres projections.

Exemple : Léa reproche souvent à son partenaire, Antoine, de ne pas être assez présent émotionnellement. En réalité, Léa a elle-même du mal à accepter ses propres moments de vulnérabilité. Elle projette sur Antoine une attente qu’elle n’a pas encore comblée en elle-même.

Citation : « Tant qu’il n’est pas conscient, le désir mimétique nous rend totalement dépendants du désir de l’autre. » Jean-Michel Oughourlian (psychiatre, spécialiste du désir mimétique).

Son engagement à « vouloir changer Antoine » cache en réalité un besoin de travailler sur sa propre capacité à s’autoriser à être vulnérable. Tant qu’elle ne le fera pas, Antoine ne pourra pas répondre à une demande qu’elle ne s’adresse pas à elle-même.


4. La résistance à la connaissance : la peur de voir
Parfois, l’un des partenaires ne veut pas savoir (par peur, confort ou immaturité émotionnelle). Cela peut bloquer la progression, car une relation épanouie repose sur un échange de questions et de réponses, un « jeu du tu et du je ».

Exemple : Dans le couple de Karine et Julien, Karine a pris conscience de ses schémas de dépendance affective et souhaite évoluer. Julien, lui, préfère ignorer les tensions et reste dans le déni : « Tout va bien, pourquoi changer ? ».

Citation : « La vérité est une terre sans chemin. » Jiddu Krishnamurti.

Son refus de voir la réalité crée une stagnation. Karine peut alors choisir de continuer à travailler sur elle-même, en espérant que Julien finira par ouvrir les yeux, ou décider de partir si son propre équilibre l’exige.


5. Le couple comme entité évolutive

le couple est une entité en perpétuel mouvement et devient sacré quand chacun se consacre a son évolution, quand les deux ont équilibré leur & et leur deux pour co-créer en beauté le couple. 

Référence Arounienne, aimer ça s’apprend. Avec la loi de l’échange, l’altérité le développement de la relation devient possible encore, en corps. Le couple spirituel, c’est réaliser que la vie est une danse, et que le/la partenaire nous apprend un pas nouveau.

conclusion provisoire : L’engagement comme choix conscient
L’engagement dans un couple est un choix conscient qui commence par un travail individuel. Chacun doit d’abord équilibrer ses propres polarités avant de pouvoir s’unir à l’autre dans une dynamique harmonieuse. Si un seul s’engage, c’est souvent parce qu’il a déjà entamé ce chemin. À l’autre de décider s’il veut le rejoindre.

Et l’intimité dans tout cela ? 

A méditer…

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L’Éveil de la Kundalini : Quand la Science Rencontre la Spiritualité

Un guide  pour comprendre et pratiquer l’éveil de la Kundalini, entre tradition et neuroscience

Qu’est-ce que la Kundalini ?

Définition traditionnelle :
Dans la philosophie yogique et les textes tantriques anciens, la Kundalini est décrite comme une énergie spirituelle latente, symbolisée par un serpent lové à la base de la colonne vertébrale (au niveau du sacrum). Ce terme sanskrit signifie littéralement « enroulée » ou « spiralée », évoquant une puissance endormie, prête à s’éveiller. Son ascension le long de la colonne vertébrale, à travers les sept chakras (centres énergétiques), est considérée comme le chemin vers l’illumination et l’expansion de la conscience. Les textes comme les Upanishads et le Hatha Yoga Pradipika la présentent comme une Shakti (énergie divine), qui, une fois éveillée, s’unit à Shiva (la conscience pure) au sommet du crâne, dans le chakra Sahasrara, réalisant ainsi l’union du corps et de l’esprit.

Perspective scientifique moderne :
Les neurosciences et les études en imagerie cérébrale (IRMf, EEG) ont commencé à documenter les effets physiologiques et psychologiques de l’éveil de la Kundalini. Les chercheurs observent une augmentation de la connectivité neuronale, une désactivation du réseau du mode par défaut (DMN, lié à l’ego), et une synchronisation accrue entre les hémisphères cérébraux. Ces changements expliquent les sensations de dissolution de l’ego, de créativité accrue, et de connexion universelle rapportées par les pratiquants.

Une Révolution Cérébrale
Les scientifiques ont récemment commencé à mesurer quelque chose d’extraordinaire : lorsque des méditants expérimentés entrent dans des états profonds, leur activité cérébrale devient plus diverse et complexe que dans l’état de conscience éveillé normal. Ce n’est pas simplement de la relaxation, mais un état de conscience supérieur, où le cerveau montre une diversité de signaux plus riches et une connectivité neuronale élargie.

En 2017, des chercheurs de l’Imperial College de Londres ont découvert que les personnes en état de conscience élargie présentaient une diversité de signaux neuronaux constamment plus élevés dans plusieurs régions cérébrales. Le professeur Anil Seth, qui a dirigé l’étude, explique que pendant ces états, l’activité électrique du cerveau est moins prévisible et moins intégrée que pendant l’éveil conscient normal. Cela signifie que votre conscience de veille, bien qu’efficace pour les tâches quotidiennes, fonctionne selon des schémas prévisibles. Mais lorsque la conscience s’élargit, ses circuits habituels se détendent, et différentes régions du cerveau commencent à communiquer de manière inhabituelle, ce que les neuroscientifiques appellent une connectivité corticale accrue.

Cette connectivité élargie explique pourquoi les gens rapportent souvent des idées nouvelles, des percées créatives ou la sensation de voir la réalité sous un angle entièrement nouveau pendant la méditation profonde.

La Kundalini et la Transformation du Cerveau
Le travail de neuro-imagerie du Dr Marjorie Woollacott (Université de l’Oregon) a révélé des changements profonds qui persistent longtemps après le réveil initial. Ses études montrent que la Kundalini reconfigure littéralement les voies de traitement de l’information dans le cerveau. Les pratiquants présentent une activité accrue dans le cortex préfrontal gauche, la partie du cerveau liée à la pensée de haut niveau et à une conception de soi élargie.

Mais la découverte la plus remarquable est la transformation du sentiment d’identité : les sujets ressentent un concept de soi élargi, passant d’un soi limité (identifié à l’esprit et au corps) à un soi universel, d’une étendue infinie.

Contrairement à une idée reçue, l’expansion de la Kundalini ne détourne pas de la vie quotidienne : elle l’approfondit. Les pratiquants ne se retirent pas du monde, mais s’y engagent avec une perspective élargie, enrichissant leurs relations et leur créativité.

La Science Derrière l’Éveil

1. Désactivation du Réseau du Mode par Défaut (DMN)
Les études en neuro-imagerie montrent que le Default Mode Network (réseau responsable de la pensée autoréférentielle) voit son activité diminuer pendant les états méditatifs profonds. Cela explique la sensation de dissolution de l’ego et d’unité avec le tout.

2. Synchronisation Interhémisphérique
Les EEG des méditants avancés révèlent une synchronisation accrue entre les hémisphères cérébraux, ce qui pourrait expliquer le sentiment de complétude et d’intégration.

3. Activation du Cortex Préfrontal et des Lobes Temporaux
Les IRMf montrent une augmentation de l’activité dans le cortex préfrontal (lié à la conscience de soi et à la planification) et les lobes temporaux (associés à la mémoire et aux émotions), ce qui correspond aux descriptions de sensations d’euphorie, de clarté mentale et de connexion spirituelle.


Pratique Guidée : Rituel d’Éveil de la Kundalini

  Ouverture de l’Espace Sacré
1. Ouverture de l’Espace Sacré avec des Mantras

  • Posture : Assis en tailleur, mains en prière au cœur.

  • Action : Écoutez ou répétez doucement le mantra sacré.
  • Effet : Crée un champ énergétique protecteur et ouvre la conscience.

 

 


2. Rotations du Torse

  • Posture : Assis, mains en prière au-dessus de la tête.
  • Mouvement : À l’inspiration, tournez le torse vers la gauche. À l’expiration, vers la droite.
  • Effet : Libère l’énergie stagnante et active la colonne vertébrale.

 

3. Flexion Spinale vers l’Avant

  • Posture : Assis sur les talons, genoux ensemble, mains sur les cuisses.
  • Mouvement : À l’inspiration, cambrez la colonne vers l’avant. À l’expiration, arrondissez-la vers l’intérieur.
  • Mantra : « Sat » à l’inspiration, « Nam » à l’expiration.
  • Effet : Énergise et libère les tensions.


4. Respiration Purifiante en Deux Étapes

  • Posture : Assis, coudes pliés, index pointés vers le haut.
  • Respiration : Par la bouche, lèvres en forme de « O ».
    • Première étape : Inspirez profondément, sentez la pureté entrer.
    • Deuxième étape : À l’expiration, rentrez activement le nombril.
  • Effet : Nettoie le mental et renforce le centre.


5. Méditation « Sat Naam »

  • Posture : Assis, mains en prière au cœur.
  • Mantra : Répétez « Sat Naam » trois fois (signifie « La vérité est mon essence »).
  • Effet : Ancre la conscience dans la vérité intérieure.

 

 

 Une Vie Transformée


L’éveil de la Kundalini n’est pas une fuite, mais une plongée plus profonde dans la vie. Les relations deviennent plus riches, la créativité s’épanouit, et chaque instant est vécu avec une présence accrue. Comme le dit la science : ces états ne sont pas des illusions, mais des réorganisations mesurables du cerveau.

Prêt à explorer ? Intégrez ces pratiques à votre routine et observez comment votre conscience s’élargit, pas à pas.


Références Scientifiques et Traditionnelles


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POURQUOI UN ÂNE, UN BŒUF ET UN AGNEAU?

Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je suis née avec un point d’interrogation gros comme la lune, et c’est  pour ça que je passe ma vie à chercher des réponses là ou d’autres voient des évidences.

Pourquoi un âne, un bœuf et un agneau dans la crèche ? Une plongée dans les symboles que nous répétons sans toujours en saisir le sens

Chaque année, en installant la crèche, nous plaçons ces trois figurines : l’âne, le bœuf et l’agneau. Mais pourquoi ces animaux-là ? Pourquoi ce trio, transmis de génération en génération, comme une évidence ? Derrière cette scène en apparence simple se cachent des couches de sens historiques, théologiques et symboliques, où les faits avérés dialoguent avec des métaphores profondes. Voici ce que ces animaux représentent, et pourquoi leur réunion continue de nous parler, bien au-delà du simple décor de Noël.


1. L’âne : l’humilité qui voit l’invisible

D’où vient-il ? Les Évangiles canoniques (Luc 2:7) mentionnent une mangeoire, suggérant une étable, mais pas d’animaux précis. C’est dans les (comme le , IIe siècle) que l’âne apparaît : Marie, enceinte, voyage vers Bethléem sur son dos. Ce détail a marqué l’art chrétien dès le IVe siècle (sarcophages paléochrétiens).

  • Source : Protoévangile de Jacques, chapitres 17-18 ; , Basilique Sainte-Marie-Majeure (Rome).

Ce qu’il symbolise vraiment :

  • Humilité et service : Animal modeste, souvent moqué, l’âne porte ce qui est sacré (Marie, puis Jésus). Dans le récit de (Nombres 22), il voit l’ange invisible au prophète — une métaphore de la perception du divin dans l’ordinaire.
  • Résilience : Dans le bouddhisme et le taoïsme, il incarne la patience face aux épreuves.
  • Reconnaissance : En islam, le Prophète interdit de le frapper au visage (Sahih Muslim), soulignant sa dignité.

Pourquoi ça nous touche ? L’âne, c’est cette part de nous qui reconnaît la lumière là où les autres ne la voient pas — dans le quotidien, l’ordinaire, voire le méprisé.


2. Le bœuf : la force qui persévère

D’où vient-il ? Aucun Évangile ne mentionne un bœuf dans la crèche. Sa présence vient d’une interprétation d’ : « Le bœuf connaît son maître, l’âne la crèche de son propriétaire, mais Israël ne me connaît pas. » Les Pères de l’Église (comme Saint Augustin) y ont vu une métaphore : le bœuf symboliserait les païens (reconnaissant le Christ), et l’âne, les Juifs. Il s’agit là d’une lecture allégorique, pas historique.

  • Source : Isaïe 1:3 ; Sermons de Saint Augustin (IVe siècle).

Ce qu’il symbolise vraiment :

  • Force et stabilité : Dans le bouddhisme zen, les (IXe siècle) décrivent le chemin vers l’éveil — le bœuf y est la nature de Bouddha en nous, à « dompter » par la méditation.
  • Union des contraires : Dans la crèche, il complète l’âne, montrant que le message du Christ s’adresse à tous, au-delà des divisions.
  • Travail et persévérance : En Inde, le taureau (monture de Shiva) incarne la dévotion et la force spirituelle.

Pourquoi ça nous touche ? Le bœuf, c’est cette force intérieure qui persévère, sans éclat mais sans faillir — comme notre propre capacité à avancer, même quand le chemin est long.


3. L’agneau : l’innocence qui sauve

D’où vient-il ? L’agneau n’apparaît pas dans les récits de la Nativité. Pourtant, il est central dans la symbolique christologique :

  • Jean-Baptiste désigne Jésus comme « l’ qui enlève le péché du monde » (Jean 1:29).
  • Dans l’islam, il est sacrifié lors de l’, en mémoire d’Ibrahim et d’Ismaël (Coran, Sourate 37).
  • Source : Jean 1:29 ; Coran, Sourate 37 (As-Saffat).

Ce qu’il symbolise vraiment :

  • Innocence et sacrifice : L’agneau incarne la pureté et le sacrifice rédempteur — dans le judaïsme (Pâque), le christianisme (Christ), et l’islam (Aïd).
  • Espérance : Il représente la renaissance (printemps, Pâques) et la confiance en la Providence.
  • Vulnérabilité : Sa fragilité rappelle que la force peut naître de la douceur.

Pourquoi ça nous touche ? L’agneau, c’est cette part de nous qui ose la vulnérabilité et la confiance — comme un rappel que le sacré naît souvent de ce que nous abandonnons.


4. Une triade équilibrée : humilité, force et innocence

Ces trois animaux forment un :
  • L’âne : l’humilité qui voit l’essentiel.
  • Le bœuf : la force qui persévère.
  • L’agneau : l’innocence qui sauve.

Symboliquement , leur réunion dans la crèche n’est pas un hasard. Elle nous parle de l’équilibre intérieur :

  • Accepter nos limites (l’âne),
  • Cultiver notre force (le bœuf),
  • Oser la vulnérabilité (l’agneau).

5. Et si nous faisions ces ?

Cette année, pour ceux qui font une crèche, en plaçant ces figurines, pour ceux qui les croisent dans les marché de Noël ou dans les magasins, Vous pouvez vous demander;

Pourquoi un âne, un bœuf et un agneau dans la crèche ? Une plongée dans les symboles que nous répétons sans toujours en saisir le sens

Chaque année, en installant la crèche, nous plaçons ces trois figurines : l’âne, le bœuf et l’agneau. Mais pourquoi ces animaux-là ? Pourquoi ce trio, transmis de génération en génération, comme une évidence ? Derrière cette scène en apparence simple se cachent des couches de sens historiques, théologiques et symboliques, où les faits avérés dialoguent avec des métaphores profondes. Voici ce que ces animaux représentent, et pourquoi leur réunion continue de nous parler, bien au-delà du simple décor de Noël.


Pour aller plus loin :

  • Les Dix Images du Bœuf (bouddhisme zen) pour explorer le chemin vers l’éveil.
  • Le sacrifice de l’agneau dans le judaïsme, le christianisme et l’islam.
  • L’ (sarcophages, mosaïques) pour voir comment ces symboles ont évolué.

Et vous, quel animal de cette triade vous parle le plus ? (Un texte à partager ou à garder pour réfléchir.)

 
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COMMENT LES ÉMOTIONS S’ENGENDRENT ET SE CONTRÔLENT AVEC LE SOUFFLE ET LES SONS THERAPEUTIQUES?

Vous connaissez peut-être les cycles d’engendrement et de contrôle en Médecine Chinoise : une roue où tous les éléments sont interdépendants.
 
Cycle d’engendrement (possibilité de renforcer un élément en soutenant l’énergie qui l’engendre) :
  • L’Eau (Hiver – Reins) nourrit le Bois.
  • Le Bois (Printemps – Foie) alimente le Feu.
  • Le Feu (Été – Cœur) enrichit la Terre.
  • La Terre (Inter-saison – Rate) est la mère du Métal.
  • Le Métal (Automne – Poumons) alimente l’Eau (il condense, capte et concentre l’humidité).
Cycle de contrôle (possibilité de réduire l’excès d’un élément en soutenant l’énergie qui le contrôle) :
  • L’Eau éteint le Feu
  • Le Feu fond le Métal
  • Le Métal coupe le Bois
  • Le Bois étouffe la Terre
  • La Terre endigue l’Eau

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L’IMPACT DE TES ATTACHEMENTS DANS TES RELATIONS

Ce que tu tolères, penses mériter et comment tu te comportes dans tes relations

La théorie de l’attachement, développée par John Bowlby et Mary Ainsworth, explique que tes premières expériences d’attachement, principalement avec les personnes qui se sont occupées de toi, façonnent ce que tu crois être possible dans une relation. Cela influence non seulement ce que tu tolères et ta manière d’interagir avec les autres, mais aussi ton estime et ta confiance en toi et ce que tu te sens en droit d’être, de faire ou de ne pas faire dans une relation. Continuer la lecture

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LA PERFECTION

Après l’éblouissement des débuts, la réalité d’une relation qui vous tient à coeur laisse apparaître les premières ombres.

Vous constatez que ça grippe un peu, que quelque chose bloque : la route de l’intimité ne se poursuit plus toute seule, fluide comme au commencement. Cela vous peine, vous désole. Attention, vous n’êtes pas loin de « tomber en déception ».

Ou alors vous êtes déçu de vous-même: vous êtes retombé dans de vieux comportements et vous vous retrouver face à des schémas répétitifs que vous connaissez trop bien.

Dans les deux cas, vous Continuer la lecture

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L’AMOUR-AMITIE

L’AMOUR -AMITIÉ

Vous êtes en conflit avec un ami qui vous reproche vos manquements à l’amitié, ou bien l’amitié manque dans votre couple : malgré la forte attirance physique que vous avez pour votre amoureux, le sexe ne vous suffit plus. Vous vous plaignez de ne pas avoir autre chose à partager. Ou alors vous vous entendez très bien avec votre amoureux, vous partagez une solide amitié, mais vous manquez de désir physique pour lui. Vous pourriez être tenté par une relation érotique à l’extérieur de votre couple.

Que vous viviez une relation sex-friend ou d’amoureux quasi platonique, l’amitié doit trouver sa juste place dans vos relations. (Re)définissez-en les frontières et adopter les comportements adéquats. Qu’on puisse compter sur vous n’empêche pas la libido.

FAIRE L’AMITIE DANS L’AMOUR

Des questions à vous poser

  • Combien d’activités partagez-vous avec votre partenaire?
  • Vous intéressez-vous à la journée de vos meilleurs amis?
  • Êtes-vous indulgent avec les manies de vos amis? et de votre amoureux?
  • Avez-vous vérifié vos goûts et vos valeurs communes avant de vous engager?

MEDITATION

Vous êtes invité à méditez sur l’importance d’avoir pour amant quelqu’un qui soit aussi votre ami, à moins que vous ne soyez intéressé qu’à la partie de jambes en l’air. Du moment que vous êtes en paix avec ce choix, tout va bien! Mais si vous voulez construire une relation, rappelez-vous que l’amitié en est la fondation la plus solide. Comment celui ou celle avec qui vous choisissez de partager votre vie, vos pensées et les attouchements les plus intimes, nr serait-il pas un ami?

L’amitié crée la sécurité de base sur laquelle l’éros peut prendre son envol avec plus de courage. Sans elle vous risquez de vous blesser souvent ou d’entrer dans un rapport de force au moindre moment de désamour. En même temps, glisser trop clairement sur la pente de l’amitié amoureuse émousse sérieusement la libido. La relation ronronne et vous la trouvez confortable, mais ou est passé l’éros, la pulsion amoureuse?

Amitié…à moitié… Donc ni trop, ni trop peu, mais surtout pas d’amour sans amitié pour de solides relations amoureuses.

Si vous êtes célibataire

Vérifiez votre tendance à devenir l’ami(e), le la confident(e), la bonne épaule de ceux qui vous attirent… Elle est peut-être la cause d’un célibat prolongé ou non librement choisi.

Si vous êtes en couple

Insufflez de l’énergie érotique si votre relation est devenue trop amicale ou au contraire refaites clairement votre pacte d’amitié.

 

 

 

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NOTRE CORPS ORGANIQUE: LE CORPS PHYSIQUE

Notre bonne santé physique est le prérequis de tout travail sur soi !

Prendre soin de son corps : une responsabilité physique et énergétique qui incombe à l’être humain.

LE CORPS PHYSIQUE, NOTRE CORPS ORGANIQUE

Comme vous le savez, il fait d’organes, d’os, de sang dont la peau constitue l’enveloppe physique.
Cette peau est subtilement doublée par ce que certains appellent le corps éthérique. Il est plus exact de parler de substance éthérique, une substance éthérée, vaporeuse, qui forme autour de nous ce qu’on appelle communément l’aura. Cette substance éthérique est la résultante du tissage de nos différents corps énergétiques avec le corps physique. En ce sens, elle est la passerelle subtile entre notre monde intérieur et sa manifestation physique.

Si les énergies de nos autres corps sont l’essence de notre multi-dimensionnalité humaine, et si la substance éthérique est le contenant subtil de ces énergies, le corps physique lui, en est le véhicule jusqu’à notre dernier souffle. Et sans un véhicule en bon état, comment tenir la route ? Comment mettre de l’énergie dans le dépassement de soi quand on est malade ?

Sur le plan spirituel, honorer son corps, c’est honorer la vie… et diminuer le trou de la sécurité sociale, car en prenant grand soin de son véhicule qui nous est donné, on se maintient dans la meilleure santé possible. Il est donc important d’être vigilent à notre nourriture, et de manger des aliments qui comblent nos besoins nutritionnels. 

Manger pour se nourrir, et non pas manger pour combler d’autres manques… Faites attention! à se que vous mettez comme carburant dans votre véhicule !
Trouver l’équilibre entre l’action et le repos qui vous convient le mieux !

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LES 7 CORPS OU CHAMPS ÉNERGÉTIQUES

SCHÉMA DE NOS 7 CORPS ÉNERGÉTIQUES

 

Être vivant, c’est avoir des sensations organiques, mais aussi des émotions. Être traversé par des pensées, mais aussi par des idées, des états d’âme, des rêves, des inspiration.

Est-c que vous percevez que toutes ces activités humaines se vivent sur des plans différents ?
Comme si nous avions plusieurs corps…et bien, ce « comme si » est une réalité: la réalité énergétique du corps.

Même si nous n’avons que le corps physique pour en rendre tangiblement compte, nous avons de fait, plusieurs corps énergétiques, dits corps subtils. La tradition en Continuer la lecture

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